La vérité sur le coton

Nous allons vous dire la vérité sur le coton, comment est t’il cultivé, son impact sur la planète et les labels pour comprendre.

1. Qu’est-ce que le coton ?

Le coton vient des cotonniers, c’est une fibre naturelle végétale. Cette fibre contient du cellulose qui est utile pour la fabrication de fil.

La qualité du coton réside en partie dans la longueur de ses fibres, qui assure une plus forte durabilité du produit fini. Ainsi, plus les fibres du coton sont longues, plus le vêtement est durable.

2. Comment est il produit ?

La culture du coton que l’on utilise est une variété annuelle et la hauteur de ce coton ne dépasse pas les 1 m.

On peut cultiver le coton dès qu’il y a plus de 400 mm de précipitations mais alors l’irrigation est nécessaire pour surmonter d’éventuelles irrégularités des pluies. La culture du coton irriguée dans les régions sub-arides de l’Asie centrale (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kazakhstan, Turkménistan, Kirghizistan) a conduit à l’assèchement progressif de la mer d’Aral et à un désastre écologique.

Le coton est une plante fragile qui peut être attaquée par des virus, des champignons et des insectes parasites. Il est donc nécessaire d’employer de grandes quantités de pesticides et d’insecticides avec les risques sanitaires pour les agriculteurs et la pollution des sols. La culture biologique est possible mais les rendements agricoles sont plus faibles. Le coton OGM qui représente 80% de la culture, d’après ses concepteurs est efficace contre ces maladies, est très utilisé (certainement un quart des terres et un tiers de la production de fibres). Cependant il rend les agriculteurs dépendant des sociétés productrices de semences.

Le coton peut être récolté manuellement ou mécaniquement, en fonction des pays et des producteurs. Après avoir été laissé au soleil quelques jours, le coton est égrené. Cette technique permet de séparer les fibres des graines et d’éliminer les débris. Le coton est ensuite stocké dans des balles pour être envoyé dans des usines de filature.

La vérité sur le coton Etape de fabrication

2-1 Fils

Le fil textile est le produit du filage, c’est-à-dire l’agglutination de fibres textiles pour former un ensemble long.

Le processus d’obtention de ce fil peut être industrialisé dans un atelier ou une usine appelée filature.

Bien souvent, le processus de filage ne se fait pas dans le pays où le coton a été cultivé ces étapes de transformation impliquent donc beaucoup de transport (et donc des émissions de CO2).

2-2 Textiles

Un textile est un matériau susceptible d’être tissé ou tricoté. Initialement il désigne donc un matériau qui peut se diviser en fibres ou en fils textiles.

Par extension, le mot textile peut également s’appliquer au résultat après transformation, un drap est un textile.

S’il est tissé, le textile forme un tissu. A l’inverse, il forme une étoffe servant à rembourrer et orner. À la fin du xvie siècle, l’étoffe prend le sens plus spécifique de textile servant à l’habillement ou à l’ameublement. Aujourd’hui, on trouve des tissus formés par pressage ou agglomération de textile, une extension technique moderne aboutissant à l’expression contradictoire tissu non tissé.

Par exemple les filtres, le feutre, les mèches, le fil, les tricots, le papier… sont des textiles.

2-3 Transformation

Nombre de tissus subissent ensuite une horde de traitements chimiques, par exemple pour teindre le coton, obtenir un tissu plus élastique ou bien plus doux. Cependant cette étape représente un risque sanitaire pour les ouvriers qui réalisent ce travail, mais également pour nous consommateurs, dans la mesure où les produits chimiques présents dans nos vêtements sont au contact de la peau. Le tissu de coton est ensuite envoyé dans des usines de confection. L’étape finale où il est cousu afin de devenir vêtement. Le coton est enfin prêt à être distribué et vendu en tant que vêtement.

On remarque donc au travers de toutes ces étapes que le coton est souvent amené à beaucoup voyager, parfois à chaque phase de production. Par exemple, le coton peut être cultivé en Inde, filé en Europe, tissé aux Etats-Unis et confectionner à nouveau en Inde, avant d’être commercialisé en Europe.

La culture du coton ne représente que 2 à 3% des terres cultivées. Cependant elle, consomme également 24% des pesticides mondialement produits, dont certains classés par l’OMS comme « hautement dangereux » ou « extrêmement dangereux ». Par ailleurs, le blanchiment du coton exige fréquemment d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques. La teinture du coton, elle, requiert souvent d’employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, évidemment toxiques.

Le tissu peut ensuite subir de nombreux traitements d’ennoblissement dans l’objectif de le teindre, de le rendre plus doux, élastique, ou encore d’imprimer un motif… Les process utilisent des produits chimiques parfois toxiques qui contiennent des métaux lourds, des solvants (qui peuvent dégager des Composés organiques volatils [COV])…

Ces substances peuvent être nocives et avoir un impact sur la santé des ouvriers. De plus, elles peuvent polluer l’air et les eaux usées lorsqu’elles ne sont pas aspirées ou traitées, ce qui est le cas dans certains pays. 

Les eaux aux alentours des ateliers et des usines sont ainsi hautement polluées. On ne peut évidemment plus les boire, ni s’y baigner ni s’en servir pour la culture.

Une fois le vêtement porté, ces substances peuvent se dégrader avec la sueur ou l’humidité et migrer sur la peau.

3. Le bio

Attention la certification bio ne s’intéresse qu’à la culture du coton. 

Le coton peut être cultivé selon deux modes de production, conventionnelle ou biologique. La culture conventionnelle du coton est évidemment la plus néfaste pour l’Homme et pour l’environnement.

Juridiquement, il n’y a pas de définition stricte du coton bio. Les labels de certification internationale font office de contrôleurs et de gestionnaires de l’appellation bio. Selon les labels, cette dernière peut couvrir uniquement la culture dans les champs de coton ou bien l’intégralité du processus de fabrication de vêtements en coton biologique.

De la semence à la récolte, le coton bio est cultivé sans pesticides et engrais chimiques et sans OGM. Les producteurs de coton bio s’engagent à consommer 50% d’eau en moins que la culture du coton conventionnel. Non négligeable dans la mesure où pour produire un tee-shirt en coton, la quantité d’eau nécessaire est équivalente à 70 douches. Des exploitations et des usines d’égrenage sont certifiées biologiques par les labels.

Dans les usines de tissage et de confection des vêtements, le coton bio est blanchi à l’eau oxygénée et non au chlore. Les teintures doivent être réalisées sans substances cancérigènes et sans métaux lourds.

Des champs de coton à la vente en magasin, les produits en coton bio doivent avoir été confectionnés dans le respect et la dignité humaine et des conventions de l’Organisation Internationale du Travail.

Les labels : 

G.O.T.S : Global Organic Textile Standard

GOTS est le label qui garantit le mieux les textiles en coton biologique et écologique tout le long de la chaîne de production.

Ce label accepte le terme “biologique” pour un produit textile contenant “au moins 95% de fibres biologiques certifiées”. Cette étiquette est à distinguer de produits “composés de fibres biologiques”, qui doivent eux “contenir au minimum 70% de fibres écologiques certifiées”.

GOTS est un organisme indépendant de certification du coton bio. La labellisation de produits et de marques est payante.

Max Havelaar

Max Havelaar est le label qui certifie du coton équitable, garantie un coton sans OGM mais ne garantit pas l’absence de pesticides. Elle promeut un salaire plus important au producteur.

Oeko-tex

Oeko-tex : Le label made in green est le label le plus poussé de oeko-tex. Il garantit l’absence de substance nocive, des lieux de travails surs et socialement responsables et des installations respectueuses de l’environnement. Seulement le coton n’est pas bio. certains tissus polyester qui sont un scandale écologique peuvent être labellisé Oeko-tex 

Privilégier la qualité à la quantité. Privilégier la double certification Label bio ET coton équitable.

la vérité sur le coton type de label

4. Besoin en eau

Pour produire 1 kg de fibres de coton, l’irrigation requiert entre 5 000 et 22 000 litres d’eau. Le Water Footprint Network estime même que la consommation peut aller jusqu’à 27 000 litres !

Ramené à la production d’un tee-shirt en coton de 120g, cela donne jusqu’à 2 700 litres d’eau. Juste pour un tee-shirt ! Nous entendons souvent qu’il faut réduire sa consommation d’eau au quotidien en prenant par exemple une douche plutôt qu’un bain. C’est donc une bonne pratique lorsque l’on sait qu’une douche d’une durée de cinq minutes consomme de 30 à 80 litres et un bain de 150 à 200 litres. Etant donné que la production d’un tee-shirt équivaut à 13 bains. Le bon sens voudrait surtout que l’on réduise la production de tee-shirts….

Conclusion

En conclusion le coton est très gourmand en eau, en pesticides, en colorants. Pour le bio il faut faire très attention au label qui ne garantisse pas le coton Bio, l’absence de pesticide, une rémunération haute pour les producteurs. Aucun label ne certifie tous ces critères, privilégier la double certification pour avoir le plus de critères possibles. Ainsi pensez à privilégier la qualité et la quantité. Vous connaissez la vérité sur le coton à vous de faire vos choix. Envie d’aller plus loin lisez notre article sur la face cachée des tote bags.

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coton ; https://www.wedressfair.fr/blog/le-coton-qu-en-sait-on; https://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/1178-production-mondiale-de-coton.html ; https://www.mtaterre.fr/dossiers/parcours-de-la-vie-dun-t-shirt-en-coton-bio-et-equitable/de-la-fibre-de-coton-au-tissu ; https://www.office-artist.com/fr/content/72-la-fabrication-du-coton-de-la-graine-au-tissu ; https://chaussettesorphelines.com/blogs/infos/limpact-de-la-culture-du-coton-sur-nos-reserves-deau ; https://fr.vikidia.org/wiki/Coton

Cet article a 2 commentaires

  1. Super article de qualité

Laisser un commentaire

Fermer le menu
×

Panier

%d blogueurs aiment cette page :